
Ainsi donc les dieux ne sont point morts Sites et Traces - 1993 / 94 Musée d'Angoulême




Une évocation du culte de la fertlité
Installation pour une libre interprétation du texte de Plutarque :
Thésée et le Minautore
Le choix des symboles dans l'installation
Signes et traces de rites et fêtes anciens reproduisant les mythes de la création première sont encore visibles de nos jours à travers le monde. Ils sont la preuve que le paganisme a assuré un passage entre des cultes païens et le christianisme.
Les pâtisseries et confiseries présentent dans l'insallation, sont toujours fabriquées à l’occasion du dimanche des rameaux. Ces friandises, ainsi que les gestes qui les accompagnaient, trouvent leur origine dans
« Vie de Thésée » XXII écrite par Plutarque.
Il y est décrit un culte fait par Thésée à Apollon
et à la fertilité retrouvée dAthènes à son retour de la lutte avec le Minotaure.
De source bien informée, on apprend
que Thésée est revenu à Athènes
après avoir mis une peignée au
Minautore.
Il ramène sains et saufs de Candie
les jeunes gens échappés à ce monstre
lubrique, à qui Athènes doit vierges et
puceaux en tribut chaque année en
échange de sa fécondité.
Thésée un peu dans le coaltar a oublié
de changer en signe de bonne nouvelle,
sa voile noire pour la blanche, et manque
de bol, le père Egée un peu frappé de ce
fait s'est balancé du haut de la falaise.
Le héraut envoyé par Thésée, un peu
embarrassé de cette vilaine nouvelle qu'on
lui donne à Athènes, au lieu de se coiffer
des couronnes de laurier et des cadeaux
qu'on lui fait, les ajuste prestement à son
bâton et les enfile joliment.
Thésée, depuis ce jour trouvant ça
finalement pas mal, a repris cette idée et
se mettra à déambuler tous les ans au
Printemps jusqu'au temple d'Apollon avec
des rameaux d'olivier tous décorés de
gâteaux et de fruits pour faire joli...
D'après Plutarque -« Vie de Thésée » XXII
Résumé très approximatif d'un épisode de la
viede Thésée